• Dôgen ZenjiNé en 1200 dans une famille princière à Uji dans la région de Kyoto, Dogen devient orphelin à l'âge de sept ans. En 1213, il entre au monastère Enryaku-ji sur le Mont Hiei et devient moine, suivant ainsi les dernières recommandations de sa mère. Dans ce monastère de l’école tendaï il est déçu par les pratiques et ne comprend pas l’évolution du bouddhisme au Japon.

    Durant les quelques années passées dans ce monastère, personne ne peut répondre à la question fondamentale que se pose Dogen :

    " Dans l'enseignement bouddhique, il est dit que tous les êtres possèdent originellement la nature du Bouddha. S'il en est ainsi, pourquoi faut-il s'entraîner et adopter des pratiques ascétiques pour atteindre l'état de Bouddha ?"

    Bientôt il quitte le Monastère et poursuit sa pratique auprès de Maître Eisai, récemment rentré de Chine, qui enseignait le Zen rinzaï Au temple de Kennin-ji, puis du successeur d'Eisai, Myozen.

    Il quitte le Japon le 22 février 1223, accompagné de Myozen et de deux autres moines, et voyage en Chine à la recherche d'un bouddhisme plus authentique, Dogen y rencontre Maître Nyojo et devient son disciple.

    Maître Nyojo insiste sur la pratique de Shikantaza. Dogen abandonne ses livres et se plonge dans la pratique de zazen. A 26 ans, il connaît l'Eveil lors d’un Sesshin. Alors qu'il est assis en zazen, son voisin s'endort sur son zafu. Nyojo d'une voix forte s'écrie : « Shin jin datsu raku ! Rejetez le corps et l'esprit! » Et frappe le moine avec sa sandale, le faisant tomber de son siège. Maître Nyojo le reçoit dans sa chambre le soir même .

    Dogen lui dit : «Shin jin datsu raku, j'ai abandonné le corps et l'esprit ». Nyojo lui répond : « Datsu raku shin jin, abandonne de nouveau le corps et l'esprit ».

    Deux ans plus tard, Dogen retourne enseigner au Japon,il ne ramène rien d'autre que la pratique du zazen, shikantaza, telle que la lui a enseignée son maître. Il rédige de nombreux essais sur le Zen, dont le Fukan Zazen Gi ('Conseils à tous pour le zazen') et le Tenzo Kyokun ('Instructions au cuisinier zen'), mais son ouvrage le plus célèbre est sans aucun doute le Shôbôgenzô ('Le Trésor de la Vraie Loi').

    Il montre que Zazen (la pratique) et Eveil ne font qu'un. Dogen fonde ainsi l'école Zen Soto. Il continue à écrire et à pratiquer le zazen jusqu'en 1252 où, âgé seulement de cinquante-deux ans, il tombe gravement malade. Il se rend à Kyoto pour se faire soigner, sans succès. Il décède le 22 septembre 1253 au temple de Takatsuji.

     

    Gasshô Henri


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    Né en 1200 dans une famille princière à Uji dans la région de Kyoto, Dogen devient orphelin à l'âge de sept ans. En 1213, il entre au monastère Enryaku-ji sur le Mont Hiei et devient moine, suivant ainsi les dernières recommandations de sa mère. Dans ce monastère de l’école tendaï il est déçu par les pratiques et ne comprend pas l’évolution du bouddhisme au Japon.

    Durant les quelques années passées dans ce monastère, personne ne peut répondre à la question fondamentale que se pose Dogen :

    Portrait de Maître Dogen« Dans l'enseignement bouddhique, il est dit que tous les êtres possèdent originellement la nature du Bouddha. S'il en est ainsi, pourquoi faut-il s'entraîner et adopter des pratiques ascétiques pour atteindre l'état de Bouddha ? »

    Bientôt il quitte le Monastère et poursuit sa pratique auprès de Maître Eisai, récemment rentré de Chine, qui enseignait le Zen rinzaï Au temple de Kennin-ji, puis du successeur d'Eisai, Myozen.

    Il quitte le Japon le 22 février 1223, accompagné de Myozen et de deux autres moines, et voyage en Chine à la recherche d'un bouddhisme plus authentique, Dogen y rencontre Maître Nyojo et devient son disciple.

    Maître Nyojo insiste sur la pratique de Shikantaza. Dogen abandonne ses livres et se plonge dans la pratique de zazen. A 26 ans, il connaît l'Eveil lors d’un Sesshin. Alors qu'il est assis en zazen, son voisin s'endort sur son zafu. Nyojo d'une voix forte s'écrie : « Shin jin datsu raku ! Rejetez le corps et l'esprit! » Et frappe le moine avec sa sandale, le faisant tomber de son siège. Maître Nyojo le reçoit dans sa chambre le soir même .

    Dogen lui dit : «Shin jin datsu raku, j'ai abandonné le corps et l'esprit ». Nyojo lui répond : « Datsu raku shin jin, abandonne de nouveau le corps et l'esprit ».

    Deux ans plus tard, Dogen retourne enseigner au Japon,il ne ramène rien d'autre que la pratique du zazen, shikantaza, telle que la lui a enseignée son maître. Il rédige de nombreux essais sur le Zen, dont le Fukan Zazen Gi ('Conseils à tous pour le zazen') et le Tenzo Kyokun ('Instructions au cuisinier zen'), mais son ouvrage le plus célèbre est sans aucun doute le Shôbôgenzô ('Le Trésor de la Vraie Loi').

    Il montre que Zazen (la pratique) et Eveil ne font qu'un. Dogen fonde ainsi l'école Zen Soto. Il continue à écrire et à pratiquer le zazen jusqu'en 1252 où, âgé seulement de cinquante-deux ans, il tombe gravement malade. Il se rend à Kyoto pour se faire soigner, sans succès. Il décède le 22 septembre 1253 au temple de Takatsuji.

    Gasshô Henri

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  • Le Dimanche 4 Juillet Eric Rommeluère était l'invité de Sagesses Bouddhistes. Il nous parle de ces "fous du Dharma" qui ont exprimé leur zen de façon non conformiste.

     

    Gasshô
    Henri

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  • Pour les pratiquants du Zen Bodhidharma est le premier patriarche chinois, pour les enfants japonais c’est un jouet, une sorte de culbuto. Ce jouet est toujours centré et revient toujours dans sa position initiale, même si on le déstabilise.

    Bodhidarma, un jouet pour les enfants de Tokyo

    Finalement il représente assez bien la stabilité de la posture Zazen que Bodhidarma à commencé à développer en Chine.


    Bodhidharma est un moine indien qui a débarqué à Canton en 527. A cette époque règnait en Chine du Sud l’empereur Leang Wou Ti, qui était un fervent bouddhiste. Il n’est donc pas étonnant que Bodhidharma peu après son arrivée le rencontre. Voici comment est rapporté cette rencontre dans le « Hsu kao-sêng tchuan » écrit un siècle plus tard par l’historien Tao-Hsiuan :

    L’empereur Wou des Leang demanda à Bodhidarma :
       
    - Depuis le début de mon règne, j’ai constrtuit tant de temples, copié tant de
    textes sacrés, aidé tant de moines ; Selon vous quel est mon mérite ?

    - Aucun mérite !

    - Et pourquoi donc ?

    - Ce ne sont là que des actions inférieures qui permettront à leur
      auteur de renaître dans les cieux ou sur cette terre. Elles portent encore la marque du monde et sont comme des ombres qui suivent les objets.
    Une action vraiment méritoire est remplie de pure sagesse, parfaite et mystérieuse, sa nature réelle est au-delà de la portée de l’intelligence humaine.

    - Alors, quel est le premier principe de la sainte doctrine ?

      - Rien ne peut être qualifié de saint dans le principe qui est par définition vaste et vide.

    - Qui donc est celui que j’ai en face de moi ?

    - Je l’ignore.

    Bodhidarma un moine indien

    A la suite de cet entretien Bodhidharma se retira au temple de Chao-lin sur le mont Song. On dit qu’il y resté 9 ans devant un mur en méditation.

    Bodhidharma aurait eu quatre disciples importants dont le 2 ème patriarche Houei-k’o qu’il désigna comme son successeur. A la suite de cette désignation Bodhidarma disparu. Certains disent qu’il fut enterré dans une montagne en Chine, d’autres qu’il reprit le chemin de son pays natal.

    Bodhidharma, considérant sa bonne adaptation à l’esprit chinois, donna pour référence au adeptes de la méditation le Lankâvatâra Sutrâ. C’est pour cela que l’école Tch’an fut connue au départ sous le nom d’école du Lankâvatâra.


    L’enseignement de Bodhidharma a été retranscrit par son disciple Tan-lin dans un recueil : « Le traité de Bodhidharma ».

    Au 18ème siècle Hakuin écrivit ce poème :
    « En Inde c’est le grand maître Bodhidharma.
    Au Japon un jouet à bascule.
    Là-bas, il écrase les six écoles hors de la voie.
    Ici il console trente mille galopins »

    Les citations sont extraites de « Les Maîtres Zen » De Jacques Brosse - Spiritualités Vivantes / Albin Michel
    Gasshô
    Henri

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  • Zem, apprenti maître zen

    Auteur Frédéric Baylot

    Une BD ZenEntre Cartoon et BD, des planches d’humour dans l’esprit du Zen, mais qui au delà parle d’une manière humoristique de la recherche transcendantale que tout humain est amené à mener un jour.

    Zem, un moinillon qui rêve de devenir “Maître Zen”. Son propre maître (maître Tsé, la “vie” en tibétain) a fort à faire avec ce petit garnement qui pourtant, parfois est plus sage que le maître dans sa façon de faire. On ne sait pas qui des deux craquera en premier, mais finalement un vrai amour les unit et ils représentent un peu nos propres deux penchants paradoxaux de la folle sagesse.

    L’auteur est un ami de Zafu et pratique le Bouddhisme Zen. Il est le pilier de base du Centre Tchenrezik associé à Un Zen Occidental.

    Détails du livre :

    Auteur : Frédéric Baylot
    Impression : Couleur
    Format unique : MANGA 12×18 cm
    Nombre de pages : 40
    Papier de couverture : 270g vergé – imprimé en couleur
    Papier intérieur : 135g Chromomat couché mat – imprimé en qualité couleur
    Prix : 11,70 €

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    Gasshô
    Henri

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